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Rentrée académique 2026-2027 : l’ISSGEA met en avant les contributions scientifiques

Photo du rédacteur: Congo Liberty
Congo Liberty
il y a 11 minutes
3 min de lecture

Le Dr Damase Ngouma, directeur de l’Institut supérieur des sciences géographiques, environnementales et de l’aménagement (ISSGEA) à l’Université Denis-Sassou-N’Guesso (UDSN), à Kintélé, appelle à des contributions scientifiques dans le cadre des journées scientifiques organisées à l'occasion de la rentrée académique 2026-2027. Une initiative saluée par Rodrigue Nguesso.


Rodrigue Nguesso salue l'initiative de Institut supérieur des sciences géographiques, environnementales et de l’aménagement à l’Université Denis-Sassou-N’Guesso.

Placées sur le thème « Acteurs et dynamiques des territoires en contexte de changements climatiques », les journées visaient, selon le directeur de l’ISSGEA, à renforcer la recherche scientifique, à travers un événement qui, pour la troisième année consécutive, contribue au rayonnement de l’UDSN sur la scène académique. 


La rencontre a mis en lumière la valeur ajoutée des chercheurs et scientifiques dans le développement du savoir et leur rôle fondamental dans le progrès sociétal. Elle s'inscrivait également dans une démarche de promotion de la recherche et d'encouragement au dialogue entre peuples. Parmi les participants, des délégués de la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université de Douala, au Cameroun, ainsi que de Côte d’Ivoire étaient présents. 


Fort d’un accompagnement pédagogique assuré par des enseignants-chercheurs et professionnels investis, l’ISSGEA enregistre depuis l’année académique précédente une nouvelle dynamique impulsée par l'adoption de la politique de recherche de l’université. Celle-ci offre des orientations stratégiques clairement définies pour stimuler les travaux dans plusieurs axes. 


Aujourd’hui, l’institut joue un rôle clé dans la formation des étudiants aux cycles licence et master en sciences géographiques, environnementales et de l’aménagement. Désormais en voie d’élargir son offre au cycle doctorat, il propose également un parcours avancé intégrant la technologie géospatiale, la gestion des écosystèmes, ainsi que les systèmes d’information géographique et télédétection appliqués à l’environnement et à l’aménagement du territoire. Le Dr Damase Ngouma a précisé que les formations en licence sont centrées sur ces trois piliers fondamentaux. 


Lors de ces journées scientifiques, une leçon inaugurale a été présentée sur le thème de l’écriture scientifique intégrale et l'innovation qu'elle peut apporter dans la transmission et la diffusion des connaissances au sein des universités africaines. Le Pr René Joly Assako Assako a notamment mis en lumière plusieurs concepts essentiels pour aider les étudiants dans leurs travaux académiques tels que le cadrage de leurs recherches, l’usage pertinent de concepts adaptés, la structuration méthodique du travail, ou encore le processus d’évaluation éditoriale. Ces éléments sont perçus comme indispensables pour libérer le potentiel créatif des étudiants. 


Il a également évoqué l’importance d'accroître la visibilité des travaux scientifiques africains à travers une publication numérique plutôt qu’analogique, ce qui permettrait notamment de sortir certains ouvrages de l’oubli dans lequel ils sont parfois confinés. 


En 2025, l’ISSGEA avait enregistré trente-trois communications scientifiques. En 2026, ce chiffre s’élève à cinquante-cinq, dont dix-neuf provenant de chercheurs internationaux : une contribution de la République démocratique du Congo, trois du Cameroun, trois du Bénin, quatre du Mali, sept de Côte d’Ivoire et une du Burkina Faso. 


Le Pr Assako Assako a également insisté sur un aspect souvent négligé : pour figurer au classement mondial des institutions universitaires, il est essentiel que les établissements africains publient régulièrement leurs thèses soutenues chaque année. Il a constaté que très souvent, ces universités se trouvent en bas du classement mondial, voire ne sont pas répertoriées. 


En réalité, une grande partie des contributions des chercheurs africains reste mal intégrée dans les systèmes contemporains d’évaluation qui privilégient principalement les articles publiés dans des revues à comité de lecture. Travaux méthodologiques, données inédites, conseils stratégiques, cadres éducatifs ou engagement communautaire : autant d’apports cruciaux au progrès scientifique qui demeurent invisibles ou insuffisamment valorisés et reconnus.

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